La sismothérapie, un traitement de choc, parfois, indispensable

sismotherapie-sante-tunisie-medecine-neurologieLe traitement par électrochocs a toujours suscité et suscite encore une sensation négative chez les gens, en général, plus particulièrement, chez les patients concernés, d’où le remplacement de ce terme par celui de « sismothérapie ».

 

Mais en quoi consiste cette thérapie ? Quand est-elle pratiquée et dans quelles conditions ? Quels sont ses effets réels ?

 

La sismothérapie consiste à déclencher une crise de grand mal épileptique. On l’obtient en faisant passer pendant un très court instant (quelques dixièmes de secondes) un courant électrique dans le cerveau du patient endormi. Le voltage employé dépendra du patient et de la séance, l’objectif principal étant d’obtenir ladite crise.

 

A noter que la sismothérapie peut être proposée dans les cas de dépressions résistantes aux traitements antidépresseurs, plus particulièrement lorsque ces derniers ont été prescrits à une dose déjà assez élevée et que le patient a bien pris son traitement.

 

Plus encore et en raison de son efficacité et de la rapidité de ses effets, la sismothérapie est, parfois, utilisée comme premier traitement dans les cas de dépression très sévère.

 

Comme on l’a mentionné précédemment, cette approche a une connotation négative, d’où la nécessité de dédramatiser et de mieux vulgariser les mécanismes de cette méthode. En effet, la sismothérapie est complètement indolore dans la mesure où elle est systématiquement réalisée sous anesthésie générale.

 

Des nausées et un mal de tête peuvent, toutefois, survenir juste après mais disparaîtront rapidement dans les heures qui suivent. La sismothérapie n’a, par ailleurs, aucun retentissement à moyen et à long terme sur les fonctions cognitives et la mémoire.

 

Bon à signaler que ce traitement est toujours réalisé avec le consentement écrit du patient ou, quand la dépression est trop sévère, avec celui de sa proche famille

 

Comme pour tout genre de traitement, la sismothérapie comporte certaines contre-indications dont notamment celles liées à l’anesthésie, et aux problèmes cardiaques et neurologiques, que l’anesthésiste devra repérer et évaluer lors de la consultation préalable.

 

Toujours dans le registre des effets indésirables, il y a lieu de souligner la survenue fréquente de pertes de mémoire, dès les premières séances mais qui se résorbent rapidement pour disparaître quelques semaines après.

 

Néanmoins, chez certains patients, et juste après la séance de sismothérapie, il pourra aussi y avoir des céphalées, des nausées. Des inconvénients, certes, mais qui disparaîtront dans les heures qui suivent.la séance.

 

M.B.H