La maladie de lyme, une maladie difficile à diagnostiquer

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Borrelia burgdorferi est le nom d’une bactérie capable de bien de nuisances pour l’espèce humaine.

 

En effet, Borrelia burgdorferi est une bactérie du genre spirochète, de forme helicoidale, présente dans le tube digestif d’une tique et qui peut causer la maladie de Lyme.

 

Cette maladie, qui tient son nom de la ville de Lyme au Connecticut aux Etats-Unis ou elle a été décrite pour la première fois dans les années 1980s, est une infection bactérienne transmise à l’homme par la piqûre d’une tique du genre Ixodes infestée par Borrelia.

 

Les tiques, de la taille d’une graine de sésame et de couleur variant du rouge au brun, se nourrissent du sang d’animaux infectés (chevaux, chiens, souris, oiseaux et autres petits animaux) et le transmettent à l’Homme  par leurs morsures. La bactérie atteint ainsi la peau, le sang puis les tissus.

 

Les principaux facteurs de risque de survenue de la maladie sont les travaux agricoles, les promenades et balades en forêts et toute activité qui s’exerce dans les zones où les tiques abondent.

 

La maladie de Lyme évolue en trois phases, se manifeste par différents symptômes et met plusieurs années à se développer.

 

Après une période d’incubation qui varie de 1 à 4 semaines et  à l’endroit de la piqûre de la tique, apparaît un érythème (rougeur) dont le diamètre  va en augmentant et dont le centre s’éclaircit progressivement avec l’extension de la lésion. Les membres inférieurs sont les zones les plus touchées et à ce stade, les lésions ne sont ni douloureuses ni prurigineuses.

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En l’absence d’un traitement antibiotique efficace, place aux manifestations cliniques dues à la dissémination de la bactérie. En plus d’un fébricule, les manifestations rhumatologiques (arthralgies nocturnes, mono et oligoarthrite), musculaires (myalgies et myosites), neurologiques (méningoradiculite, encéphalite), oculaires (conjonctivites), hépatiques biologiques et cardiaques (bloc auriculo-ventriculaire) sont les plus fréquemment rencontrées.

 

Le passage à la chronicité et la pérennisation des manifestations décrites ci-dessus caractérisent la phase tertiaire de la maladie. Huit ans après l’érythème initial, peuvent apparaître des lésions cutanées spécifiques dont l’acrodermatite chronique atrophiante définie comme étant une inflammation cutanée qui évolue vers l’atrophie et qui touche essentielement la peau des extenseurs. 

 

Le diagnostic de la maladie de Lyme est essentiellement biologique et il repose sur la mise en évidence d’anticorps dirigés contre les antigènes par la technique ELISA (technique immuno-enzymatique) qui peut être confirmée par la technique Western Blot (technique d’immuno-empreinte).

 

Les macrolides, les cyclines, les bêtalactamines et les céphalosporines 3ème génération sont les principales molécules utilisées pour le traitement de la maladie de Lyme. Si la voie orale est employée durant la phase primaire, la voie parentérale est préconisée en cas de manifestations extracutanées notamment rhumatologiques et neurologiques.

 

Le port de vêtements couvrants et l’usage des répulsifs restent les moyens de prévention primaire conseillés en cas de zone ou d’activité à risque. Bon à savoir également qu’après un risque d’exposition, il faut rechercher systématiquement des tiques qui sont restées fixées à la peau, les enlever à l’aide d’une pince, désinfecter la zone concernée et surveiller l’apparition éventuelle d’un érythème.

 

B.H.S