L’oxyurose : une parasitose bénigne mais tenace

On vous a  certainement dit, notamment quand vous étiez enfants, que si vous mangez trop de sucreries, vous risquez de développer des vers dans le ventre.

Ce ne sont pas des histoires, ces vers existent bel et bien. Ces vers sont scientifiquement appelés oxyures et ils provoquent une maladie appelée oxyurose.

 

Où, comment et pourquoi les oxyures se développent ?

L’oxyurose est une maladie causée par un parasite appelé « Enterobius Vermicularis ».

Il s’agit d’une maladie strictement humaine. Des aliments contaminés par les œufs du parasite, des mains souillées ou l’inhalation de la poussière contenant ces œufs sont les voies les plus communes pour atteindre l’homme.

Contrairement aux idées reçues, les sucreries ne sont pas la cause de l’oxyurose. Cette parasitose est plutôt favorisée par la vie en collectivité, dans les écoles surpeuplées, en cas de manipulation de la terre ou du sable et en cas de consommation de nourriture mal cuite. Dans ces conditions, la contamination et la contagiosité deviennent monnaie courante. Les enfants sont plus fréquemment touchés par cette maladie.

Les œufs, une fois ingérés avec les aliments, vont éclore et libérer leur contenu (les larves) dans l’intestin où ils atteignent le stade adulte. Seul le parasite femelle parvient à la région anale dans laquelle elle va pondre ses œufs qui seront éliminés dans les selles.

 

Le tableau clinique

Le prurit anal est le maître-symptôme de l’oxyurose. Il est exacerbé le soir au coucher. Ces démangeaisons peuvent être accompagnées de troubles digestifs à type de diarrhées, de nervosité, d’insomnie et de cauchemars.

 

Pour faire le diagnostic

Le « Scotch Test » ou le test de Graham est l’examen biologique qui permet de confirmer la présence d’œufs au niveau l’anus. Ce test doit être réalisé au lever, avant toute défécation et avant toute toilette anale. Il consiste en l’application d’un ruban adhésif au niveau de l’anus, un ruban qui sera, par la suite, collé sur une lame et visualisé au microscope afin de regarder les œufs qu’il a recueillis.

 

Pour traiter et prévenir

Le traitement repose sur une antibiothérapie. Cette dernière n’est efficace que contre les vers adultes, pour cela, une deuxième cure après trois semaines est nécessaire pour se débarrasser du reste des œufs.

La prévention passe par le traitement de toute la collectivité si l’un de ses membres est atteint, le lavage fréquent des mains dont les ongles doivent être coupés à ras, le lavage des vêtements et de la literie et le nettoyage des lieux d vie.

 

E.K.L