L’intoxication au CO : Une atteinte grave, mais facile à éviter

L’intoxication au CO : Une atteinte grave, mais facile à éviter

En ces temps où l’hiver est presque là, la question du chauffage se pose avec insistance et acuité. Et étant donné la rareté relative du chauffage central et du gaz de ville en Tunisie, les foyers continuent à se débrouiller avec les moyens de bord et, par voie de conséquence, à utiliser les divers types de chauffage afin de lutter contre le froid.

 

Du chauffage à mazout au « canoun », chacun se chauffe comme il peut. Or, les risques d’attraper une intoxication au monoxyde de carbone sont bien sérieux. Mais c’est quoi une intoxication au CO ? Quels en sont les symptômes ? Quelles préventions et quels traitements ? Autant de questions auxquelles il vaudrait mieux avoir des réponses claires.

Il faut mentionner, d’abord, le haut degré de gravité de cette intoxication si l’on sait qu’à titre d’exemple, en France, elle est la première cause de décès accidentel par toxique. En effet, 8000 cas annuels y sont recensés

Le monoxyde de carbone (CO) est un gaz asphyxiant indétectable : il est invisible, inodore et non irritant. Très toxique lorsqu’il est inhalé, il se substitue à l’oxygène transporté par voie sanguine. Le manque d’oxygène qui en résulte provoque des intoxications allant des maux de têtes à la mort, en fonction de l’importance de l’exposition.

Ce monoxyde résulte d’une mauvaise combustion au sein d’un appareil ou d’un moteur fonctionnant au gaz, au bois, au charbon, à l’essence, au fuel ou encore à l’éthanol. Il se diffuse très vite dans l’environnement et peut être mortel en moins d’une heure.

 

Les causes de ces intoxications sont principalement liées au mauvais fonctionnement des appareils de chauffage ou au manque de ventilation, par obstruction ou absence d’aérations.

La grande majorité des intoxications au monoxyde de carbone, en France, se produit de manière accidentelle dans l’habitat (85 %), sachant que la chaudière reste la source d’intoxication la plus fréquente (42 % des cas d’intoxications)

 

Toutefois, le monoxyde de carbone étant émis par tous types d’appareils à combustion (chaudière, chauffage d’appoint, poêle, groupe électrogène, cheminée…), la majeure partie des cas d’intoxications peut être évitée par l’adoption de gestes simples de prévention :

 

Tout d’abord et avant l’avènement de l’hiver, il faut vérifier les installations de chauffage et les conduits de fumée par un professionnel qualifié.

Assurer, ensuite, une bonne ventilation du logement, tout particulièrement pendant la période de chauffage

Veiller arrêter l’appareil de chauffage plusieurs minutes avant de dormir avant de le placer dans un endroit aéré et loin des chambres à coucher

Pour les cas du « canoun », ne jamais le laisser dans la chambre à coucher, même si les braises semblent être bien éteintes.

 

Enfin, les symptômes  significatifs nécessitant le déclenchement de l’alerte sont bons à rappeler : maux de têtes, nausées, vomissements. Si ces signaux sont observés chez plusieurs personnes dans une même pièce ou qu’ils disparaissent hors de cette pièce, cela veut dire qu’on est probablement touché par intoxication au monoxyde de carbone.

Dans ce cas, les premiers gestes à effectuer sont l’aération et, l’évacuation des lieux tout en appelant l’équipe du SAMU.

 

M.B.H