Infection au virus de l’hépatite C

Selon l’OMS (organisation mondiale de la santé) Environ 150 millions de personnes a travers le monde sont infectées chroniquement par le virus de l’hépatite C et plus de 350 000 individus meurent chaque année de pathologies hépatiques liées à l’hépatite C.

Les pays subissant un taux élevé d’infection chronique sont l’Égypte (15%), le Pakistan (4,8%) et la Chine (3,2%).

L’hépatite C est une maladie contagieuse du foie causée par le VHC (virus de l’hépatite C), identifié pour la première fois en 1989.

Il s’agit d’une maladie souvent silencieuse. On estime ainsi qu’environ 70% des porteurs chroniques du VHC n’ont pas été dépistés et chez un grand nombre parmi eux la maladie aurait progressé jusqu’au stade de cirrhose (destruction du tissu hépatique causée par le processus inflammatoire chronique) avec développement possible d’un carcinome hépatocellulaire. Quand la maladie se manifeste à la phase aiguë des symptômes comme une perte de l’appétit, un état de fatigue, des douleurs abdominales, un état pseudo grippal, un prurit ou un ictère peuvent se manifester. Pour une hépatite C chronique (c’est-à-dire évoluant depuis plus que 6 mois) l’évolution dans un tiers des cas vers une hépatite chronique modérément active ou très active qui peut aboutir à une cirrhose en 10 à 20 ans. Parmi ces cas, certains développeront un carcinome hépatocellulaire, ou cancer primitif.

La contamination par le virus de l’hépatite C est essentiellement par voie sanguine (parentérale), la transfusion de sang ou de dérivés sanguins et l’injection intraveineuse de drogue, l’utilisation de matériels coupants non stériles comme les lames de rasage étant le plus souvent en cause. Une contamination par voie sexuelle lors de rapports non protégés, ou de la mère à l’enfant lors de l’accouchement est possible.

Les tests pour l’hépatite C commencent par des tests sérologiques, des tests sanguins permettant de détecter les anticorps anti-VHC. Toutes les personnes ayant des anti-anticorps anti-VHC positifs doivent faire l’objet de tests supplémentaires pour rechercher la présence du virus de l’hépatite C lui-même afin de déterminer si l’infection est en cours d’évolution. Chez les personnes pour lesquelles l’infection par le VHC est confirmée, la détermination du génotype (variante génétique du virus) est généralement recommandée. La connaissance de ce dernier sert à déterminer le traitement à choisir, sa durée et d’évaluer les chances d’une bonne réponse.

 

A.Kh