Embarrure, fracture du crane

fracture-de-la-crane-sante-tunisieLe crâne est le casque naturel de sécurité avec lequel on est né. Il comporte des caractéristiques perfectionnées qui protègent notre cerveau.

Parmi ces caractéristiques, on note sa forme quasi sphérique protectrice contre la pression et les chocs, l’os épais du front, qui fait partie de l’os frontal qui protège les importantes masses du cerveau appelées lobes frontaux et le liquide céphalorachidien, ou LCR,  dans lequel baigne le cerveau,  qui  agit en tant que coussin contre les collisions avec l’intérieur du crâne. Il est couvert par trois couches de membranes, appelées méninges.

 

 

Mais cet élément protecteur n’est lui-même pas à l’abri de certains accidents dont l’embarrure crânienne.

 

Il s’agit d’une fracture de la voute du crane, à la suite de  laquelle une esquille (un morceau d’os) passe sous l’os sain, comprime la dure-mère (la méninge la plus épaisse qui tapisse la face interne du crane) et passe ainsi dans le contenu de la boite crânienne, pouvant occasionner une blessure ou une compression au niveau du cerveau.

Elle peut être fermée c’est-à-dire sans lésion du cuir chevelu, ou ouverte  quand elle est accompagnée de lacérations du cuir chevelu.

Ses conséquences sont une lésion directe du parenchyme cérébral et la formation d’une hémorragie par blessure d’un vaisseau sanguin.En cas de traumatisme ouvert, le risque infectieux avec formation de méningite post-traumatique ou d’abcès du cerveau sont fréquents.

Devant un traumatisme ouvert, on peut déjà voir au milieu du saignement que le relief de la voûte du crâne est déformé, faisant suspecter le diagnostic. Le risque est de passer à côté du diagnostic dans les traumatismes fermés (c’est à dire sans plaie cutanée).

Les embarrures de petite taille peuvent être diagnostiquées par la TDM (tomodensitométrie). 

Celles affectant  les  nouveau-nés
suite à des  traumatismes obstétricaux (accouchement par forceps) ont une forme particulière et sont dites embarrures en « balle de ping-pong ». 

Les embarrures peuvent aussi être responsables de  lésions ou d’irritations du cortex cérébral  engendrant des crises d’épilepsie.

 

B.H.S