Effets de la progestérone dans les lésions cérébrales traumatiques

Effets de la progesterone dans les lesions cerebrales traumatiquesLes Lésions cérébrales traumatiques (LCT) sont une cause majeure de décès et d’invalidité dans le monde.

 

Des études précliniques antérieures chez des animaux, ont indiqué que l’administration précoce de progestérone, un neurostéroide synthéthisé dans le SNC, après une LCT, réduit l’œdème cérébral, la perte de neurones et les déficits comportementaux.

 

« The New England journal of medecine »,  vient de publier les résultats d’un essai multicentrique qui a pour objectif d’évaluer l’effet de l’administration précoce de la progestérone pour le traitement de lésion cérébrale traumatique.

 

A cet effet, 882 patients comprenant 73,7%  d’hommes dont  15,2% de race noire ont été assignés à cet essai entre le 5 Avril 2010, et le 30 Octobre 2013.

 

Leur âge moyen  était de 35 ans, et la moyenne du score de gravité  de leur lésion « the Injury Severity Score » était de 24,4 (sur une échelle de 0 à 75, les scores plus élevés indiquant une plus grande gravité). 

 

Un essai clinique multicentrique en double aveugle dans lequel les patients avec une LCT  ont été assignés au hasard et selon les scores de l’échelle de Glasgow  en patient à lésion  modérée à sévère ou modérée de 4 à 12, sur une échelle de 3 à 15, sachant que des scores plus faibles indiquent un faible niveau de conscience.

 

Ces patients ont reçu de la progestérone ou un placebo par voie intraveineuse. Le traitement a été initié dans les 4 heures suivant  la lésion et administré pour un total de 96 heures.

 

L’efficacité a été définie comme une augmentation de 10 points du pourcentage de la proportion des patients avec une issue favorable et déterminée par l’utilisation de la dichotomie stratifié de l’échelle du « Extended Glasgow  outcome scale » à six mois après la blessure. Les mesures secondaires incluaient l’échelle des taux de mortalité et d’invalidité.

 

Il n’y avait pas de différence significative entre le groupe de la progestérone et le groupe placebo dans la proportion de patients avec un résultat favorable (avantage relatif de la progestérone, 0,95; intervalle de confiance à 95% [IC], de 0,85 à 1,06; P = 0,35).

 

Le taux de mortalité après 6 mois était entre  13% dans le groupe de gravité modérée et 27,6% dans celui de gravité sévère. Il n’y avait pas également de différence significative entre la mortalité dans le groupe de progestérone  et le groupe placebo (Ratio de risque de mort hazard ratio for death, 1.19; 95% CI, 0.86 to 1.63)  les causes de mortalité étaient neurologiques dans 67,1% des cas de décès.

 

Par contre les Phlébites ou les thrombophlébites dans le groupe de la progestérone étaient plus fréquentes que dans le groupe placebo (risque relatif, 3,03; CI, 1,96 à 4,66).

 

Ainsi ces tests ont démontré que l’administration précoce de progestérone n’améliore pas les résultats de traitement des patients avec une LCT.

 

B.H.S