Des douches chaudes et des parasites peuvent améliorer l’autisme !

Une nouvelle étude a montré que deux méthodes non conventionnelles semblent bénéfiques chez les enfants autistes et pour les adultes souffrant de troubles.

Une moyenne d’un enfant sur 88 est touchée à un certain degré par ASD (autism spectrum disorder). Il existe une hypothèse qui suggère que le trouble autistique résulte d’une hyperactivité du système immunitaire. Cette dernière donne un niveau élevé d’inflammation qui contribue à l’apparition des troubles. Les chercheurs ont noté qu’un tiers des cas a montré une amélioration des symptômes en réponse à la fièvre.

Dans cette nouvelle étude dirigée par Dr. Eric Hollander, professer à Albert Einstein college of medicine à New York, l’effet de deux nouvelles approches à été testé.

On rappelle que la fièvre déclenche la libération de substances anti-inflammatoires protectrices. Les chercheurs ont évalué l’effet de l’élévation de la température corporelle pour mimer une fièvre. Les résultats ont montré que les enfants ayant eu une amélioration suite à un épisode fébrile ont eu une nette amélioration après douche chaude quotidienne à 102°F.

La deuxième méthode, encore plus inattendue, a été appliquée aux adultes avec un trouble autistique. Ils ont été traités pendant 12 semaines avec les vers Trichuris trichiura. Ce ver est parasite n’est pas dangereux chez l’homme comme il ne se multiplie pas dans son organisme. Il est capable par contre d’inhiber certains médiateurs de l’inflammation. 10 patients autistes avec une histoire familiale ou personnelle de maladie immuno-inflammatoire ont reçu pendant 12 semaines un traitement à base d’œufs vers du nématode (2500 d’œufs/ 15 jours) et 12 semaines sous placebo. Les résultats ont montré une amélioration des comportements répétitifs et rituels.

Ces résultats sont de nouveaux arguments en faveur de l’implication de l’inflammation dans la physiopathologie de l’autisme. Dr. Hollander rappelle que la petite taille des échantillons d’études rend nécessaire de pousser encore les investigations.

Etude présentée au cours du congrès annuel de L’American College of Neuropsychopharmacology (ACNP)

A.K