Comment évolue l’anévrysme cérébral ?

L’anévrysme est une poche qui se développe aux dépens de la paroi d’une artère. Cette dernière peut, suite à un traumatisme, à une maladie ou à une faiblesse vasculaire congénitale, s’affaiblir et donner naissance, par endroits, à la formation d’anévrysmes. L’anévrysme communique avec l’artère mère par un collet.

 

La hantise, devant tout anévrysme, est le risque de sa rupture qui peut entraîner un accident hémorragique fatal. Vu que la rupture n’est pas l’issue systématique de l’évolution de ces malformations vasculaires qui peuvent rester asymptomatiques durant la vie entière, des Japonais ont essayé de suivre l’évolution naturelle de l’anévrysme cérébral non rompu et d’identifier certains facteurs de risque de rupture.  

Sur une période de 3 ans, 5720 patients porteurs d’anévrysmes cérébraux non rompus ont été recrutés. La moyenne d’âge dans l’échantillon  était de 62,5 ans avec un minimum de 20 ans et 68% étaient de sexe féminin. L’anévrysme faisait 3mm ou plus de grand axe.

Pendant le suivi, 111 cas de rupture d’anévrysmes ont été mis en évidence. Il s’est avéré que les patients hypertendus étaient plus à risque de rupture et que ceux ayant une hyper-cholestérolémie avaient moins de risque de rupture. Mais la différence retrouvée n’était pas significative.

Il a été également constaté que le risque de rupture était étroitement lié à la taille, à la localisation et à la forme de l’anévrysme. Ainsi, ceux qui mesurent plus de 7mm, à collet étroit et situées dans les artères communicantes postérieures et antérieures du cerveau sont plus à risque de rupture.

Ces données ont permis d’identifier les anévrysmes à risque de rupture sans toutefois pouvoir confirmer l’action néfaste l’hypertension artérielle et du tabagisme ou protectrice de l’hyperlipidémie.

Cette étude a été publiée dans « The New England Journal of Medicine ».

 

E.K.L