VIII ème conférence du comité national d’éthique médicale

Le comité  national d’éthique médical, a choisi cette année comme thème  de sa 8 ème conférence « les maladies cancéreuses en Tunisie : enjeux éthiques » thème autour duquel s’étaient réuni les professionnels de la santé, et ce, le vendredi 26 Décembre 2014 à la faculté de médecine de Tunis.

Mme Hend Bouacha, présidente du dit comité  a ouvert la séance en présentant les différents orateurs et leurs présentations respectives.

Parmi eux Le Dr Taha Messai a présenté l’épidémiologie du cancer en Tunisie  permettant aux présents de mieux connaitre la prévalence de cette maladie dans notre pays.

A savoir que  le nombre estimé de cancers diagnostiqués en Tunisie au début de la décennie en cours, serait de l’ordre de 15000 nouveaux cas par an.

Que le cancer des poumons se situe en première position chez les hommes avec 22% des cancers diagnostiqués ; Chez les femmes, le cancer du sein est le plus fréquent, représentant  29,8% et que  40% des cancers en Tunisie, sont liés au tabagisme.

Après avoir pris connaissance de ces chiffres, le Dr Rym Ghachem est revenu sur l’annonce du diagnostic au malade en précisant que l’annonce d’un cancer est un traumatisme aussi bien pour la personne malade, que pour le médecin qui se doit de l’annoncer. 

A ce propos elle a signalé et qu’éthiquement il ne faudrait pas agir de façon systématique  et  qu’il est, par ailleurs, important de faire participer la famille dans la prise en charge du patient.

De  nombreuses autres présentations ont suivies dont  notamment celle au sujet de la CNAM et les budgets alloués pour la prise en charge des patients atteints de cancer mais aussi  la nécessité de l’accès aux soins à tous les patients sans disparités régionales.

Le débat fut enrichissant certes mais très émouvant avec  le témoignage d’un malade atteint de cancer qui a touché tous les présents, en racontant  son combat contre la maladie et en évoquant le rôle important que joue le médecin dans sa prise en charge.

« …il m’arrivait de supplier le médecin en lui demandant de me parler rien que pour me sentir mieux …et vivre … ». Disait –il

B.H.S