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L’homéopathie : un intérêt de santé publique confirmé

Les 3 M Médicaments

Entre 2006 et 2012 et à l’initiative des laboratoires Boiron, a été réalisé le programme EPI3 qui est la plus vaste étude épidémiologique conduite en France dans le domaine de la médecine générale. Ayant nécessité 5 ans de travail, EPI3 avait regroupé 825 médecins et 8559 patients et a été subdivisée en une étude transversale et une étude de trois cohortes de patients.

L’étude transversale visait en premier lieu à évaluer la place de l’homéopathie en médecine générale et son intérêt de santé publique et en deuxième lieu, à décrire et comparer les patients selon les pratiques (allopathique, homéopathique ou mixte) choisies par leur médecin généraliste.

L’étude des trois cohortes de patients s’était, quand à elle, intéressée à l’impact et l’intérêt de santé publique des stratégies thérapeutiques (homéopathique, allopathique ou mixte) adoptées face à trois pathologies fréquentes qui représentent 50% des motifs de consultation en médecine générale : les douleurs musculo-squelettiques (DMS), les troubles anxio-dépressifs et du sommeil (SAD) et les infections des voies aériennes supérieures (IVAS).

Résultats : quelles maladies, quels patients et quelles pratique médicales observés ?

L’étude EPI3 avait montré que les patients qui choisissent des médecins intégrant une pratique « mixte » ont des caractéristiques sociodémographiques, une qualité de vie et des pathologies très semblables à celles de la patientèle des médecins généralistes allopathes.

Les malades des médecins homéopathes sont représentatifs de toutes les catégories de pathologies vues en médecine générale. Ils sont similaires aux patients des autres médecins qu’il s’agisse de morbidité ou de sévérité de la pathologie, avec tout de même la particularité d’avoir une meilleure santé physique, d’exprimer plus fréquemment un mal être psychologique et de valoriser davantage leur propre participation aux soins.

Autre constat important : 20% des médecins considérés comme allopathes ont en réalité une pratique mixte et les médecins homéopathes ne sont pas « exclusifs » et utilisent tout l’arsenal thérapeutique, même si en première intention, ils ont un recours privilégié aux médicaments homéopathiques.

Les 3 cohortes, plus en détails

Le suivi pendant une année de patients présentant des douleurs musculo-squelettiques (DMS), des troubles anxio-dépressifs et du sommeil (SAD) et des infections des voies aériennes supérieures (IVAS) a révélé que ceux qui consultent des médecins prescripteurs d’homéopathie présentent une évolution clinique similaire à celle des autres patients, sans perte de chance, avec une consommation moindre de médicaments pouvant entraîner des effets secondaires.

 

Dans la cohorte DMS, les patients suivis par un médecin homéopathe utilisaient 2 fois moins d’AINS (- 46 %) que les patients suivis par des médecins à pratique conventionnelle.

Dans la cohorte IVAS, les patients traités par un médecin homéopathe ont utilisé 2 fois moins d’antibiotiques (- 57 %) et d’antipyrétiques / anti-inflammatoires (- 46 %) que les patients des médecins à pratique conventionnelle.

Dans la cohorte SAD, les patients suivis par un médecin homéopathe ont utilisé 3 fois moins de psychotropes (- 71 %) que les malades pris en charge par des médecins à pratique conventionnelle. Pour cette dernière cohorte, il a été remarqué que le taux d’amélioration clinique de leur anxiété ou dépression est légèrement supérieur pour les patients des homéopathes par rapport aux patients suivis par des médecins à pratique conventionnelle.

 

La prescription des psychotropes par les homéopathes et les médecins conventionnels pour les patients souffrant de troubles du sommeil a été le sujet d’une publication dans « BMC complementary and alternative medicine » et intitulée « Homeopathic medical practice for anxiety and depression in primary care : the EPI3 cohort study ». Elle a conclu que bien que les psychotropes soient moins fréquemment prescrits par les homéopathes pour anxiété et dépression, l’amélioration clinique de ces patients était bien meilleure comparativement à la prise en charge par les médecins conventionnels.

 

Outre l’efficacité, on parle aussi coût

La base de données de l’EPI 3 a aussi servi de source bibliographique pour une étude publiée en 2015 dans « Health Economics Review » et intitulée « Economic impact of homeopathic practice in general medicine in France ». Ce travail avait mis l’accent sur l’impact que peut représenter l’usage de l’homéopathie en France et qui peut atteindre jusqu’à une économie de santé de 20%. Ainsi, pour la médecine générale intégrant le coût de la consultation et des prescriptions, cette dépense par patient s’élève à 86.63 € pour la médecine conventionnelle contre 68.93 € pour les homéopathes avec des résultats globalement similaires. Une différence qui amène à réfléchir sérieusement sur le positionnement de l’homéopathie dans la stratégie des pratiques de la médecine générale.

E.K.L

 

 

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