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Les dépressifs sont exposés à un risque cardiaque majoré: Whitehall II

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Écrit par  Publié dans: Psychose

maladie-DEPRESSION-santeUn rapport publié récemment a décrit une forte association causale entre les symptômes de la dépression et le risque de maladies coronaires et de ce fait, la dépression devrait donc être considérée comme un facteur de risque potentiel des maladies coronaires. Ceci est la conclusion de l’étude britannique « Whitehall II », qui a été menée sur plus de 10000 fonctionnaires britanniques et qui a été publiée dans « the European Journal of Preventive Cardiology ».

L’équipe du Dr Eric Brunner (Département d’Epidémiologie et de santé publique au collège de l’université de Londres en Grande Bretagne) a décrit les résultats des anciennes études comme hétérogènes, allant de l’absence d’association à des associations très fortes. Les résultats non concluants seraient attribués à des biais de causalité inversée, c'est-à-dire où les maladies vasculaires sont à l’origine de la dépression et non la conséquence ainsi qu’à la variabilité des symptômes dépressifs dans les études précédentes. C’est pour cela que, dans cette étude, l’application de mesures particulières sur une longue période avaient permis de mieux cerner le lien de causalité, des mesures qui avaient consisté en l’exclusion de la causalité inversée et la prise en compte de l’effet dose-réponse.

 

L’étude « Whitehall II » a débuté entre 1985-1988 et a impliqué 10308 fonctionnaires britanniques ayant subi un examen clinique et qui ont été soumis à un questionnaire de santé en 30 points. Des évaluations ultérieures ont été réalisées tous les 2-3 ans durant toute la période de l’étude (20 ans) et l’exposition à la dépression mesurée à 6 occasions durant l’étude. Tous les incidents coronaires majeurs et les accidents vasculaires cérébraux ont été suivis et relevés.

Les résultats à 5 ans ont montré un effet cumulé des symptômes dépressifs sur le risque de maladies coronaires en rapport avec une augmentation de l’effet dose-réponse. Par conséquent, il n'y a pas eu de risque supplémentaire de maladies coronariennes chez les personnes présentant des signes de symptômes dépressifs signalés lors d’un ou deux questionnaires, mais une augmentation de 100% du risque chez les personnes qui ont signalé des symptômes lors de trois ou quatre questionnaires.

Cependant, l’association des symptômes dépressifs avec les accidents vasculaires cérébraux n’a été observée que lors de courtes périodes de suivi, ce qui suggère que cette association était un effet de causalité inversée. Le Dr Brunner a décrit les symptômes dépressifs comme pouvant être un signe d’accident vasculaire cérébral imminent, mais en aucun cas il n’a évoqué de relation causale. De plus, sur la durée complète de l’étude, aucun effet dose-réponse n’a été trouvé avec l’accident vasculaire cérébral. Le Dr Brunner suggère que dans le cas d'AVC, les symptômes dépressifs sont une conséquence de l’évènement et non pas sa cause.

Par ailleurs et pour mieux comprendre l’impact de la dépression sur les accidents coronaires et l’AVC, le Dr Brunner avance l’hypothèse d’un possible effet de la pression artérielle « en effet, il a été constaté que la dépression est étroitement liée à une basse pression artérielle. D’autre part, l’on sait qu’une basse pression artérielle est plus associée à un AVC qu’à un accident coronaire, ce qui prête à confusion avec le constat sus cité de l’étude ».  

Le Dr Brunner conclut en disant que « les recommandations européennes relatives à la prévention considèrent que la dépression est un facteur de risque avéré de maladies coronaires et que dans notre étude les épisodes répétés de symptômes dépressifs sont à l’origine de 10% de tous les événements coronaires dans la population étudiée. Que l'association soit causale ou non, aider les personnes à se remettre des épisodes dépressifs chroniques ou répétés a un intérêt majeur, en particulier, si la personne est en mesure de réduire le risque vasculaire, par exemple en cessant de fumer ».

D’après communiqué de presse de la Société Européenne de Cardiologie

 

Référence :

E. J. Brunner, M. J. Shipley, A. R. Britton, S. A. Stansfeld, P. U. Heuschmann, A. G. Rudd, C. D. Wolfe, A. Singh-Manoux, M. Kivimaki. Depressive disorder, coronary heart disease, and stroke: dose-response and reverse causation effects in the Whitehall II cohort study. European Journal of PreventiveCardiology, 2014.

 

 

Lu 6554 fois Dernière modification le jeudi, 13 février 2014 11:02
K.L

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